Seul pilote avoir été champion du monde FIM en motocross et en enduro, engagé ce week-end avec Husaberg pour défendre son titre en Enduro 2, au Chili, Pela Renet fait le point sur sa préparation.
On dit qu'il est plus difficile de conserver un titre que de le remporter. Dans quel état d'esprit avant de l'ouverture de ce championnat ?
Je me sens bien et je suis pressé de commencer ce nouveau championnat. J'ai connu une grande saison 2012 et j'ai travaillé avant très dur pour m'assurer de conserver ce titre en 2013. Je pense que c'est difficile aussi de remporter un titre, comme de le défendre d'ailleurs. Comme je l'ai dit, l'année dernière a été géniale, mais c'était l'année dernière. Aujourd'hui je suis concentré sur cette nouvelle saison et j'entends donner le meilleur de moi-même. Il y a énormément de pilote très fort dans cette catégorie comme Ivan Cervantes, Johnny Aubert, David Knight, Alex Salvini et Oriol Mena. Ça va être une énorme bagarre.
Il s'est écoulé cinq mois depuis ton titre acquis en France. Comment s'est passée ta préparation cet hiver en vue de 2013 ?
Ces deux derniers mois, la préparation a été plus intense, je passais en moyenne deux heures par jour à m'entraîner physiquement. À cela il fallait ajouter trois ou quatre sorties par semaine à moto. Je pilote la nouvelle FE 450, qui est géniale. Je devais à la fois me préparer physiquement également apprendre de cette nouvelle moto. Husaberg a vraiment travaillé très dur et la nouvelle machine est beaucoup plus facile à conduire, beaucoup plus légère que celle des dernières années. Cela donne confiance pour cette saison.
Tu es le seul pilote à avoir été champion à la fois en enduro et en motocross est-ce que cela t'inspire ?
Les deux championnats ont été difficiles à remporter parce qu'ils ont été très longs et qu'il y avait en face de moi des adversaires valeureux. Mais l'Enduro 2 est le plus important parce que le MX3 n'est pas un championnat majeur du motocross. Par ailleurs, en 2012, l'Enduro 2 a été le champion du monde d'enduro comptant le plus grand nombre de compétiteurs.
L'année dernière, tu as connu des résultats mitigés en Amérique du Sud. À quoi t'attends-tu cette année ?
Je m'attends à obtenir de meilleurs résultats, en particulier en Argentine. Mais si les résultats sont les mêmes que l'année dernière, sixième et premier au Chili et quatrième et quatrième en Argentine, alors cela me va quand même. Tout le monde sait à quoi s'attendre cette fois, il aura passé du temps à s'entraîner pour être prêt pour des conditions très sèches en Amérique du Sud. La chose la plus importante ce sera de bien partir dans ce championnat.
Mis à part l'Amérique du Sud, 2013 comporte des courses différentes rapports de 2012. Es-tu pressé de courir en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Roumanie en France ?
J'ai vraiment apprécié les courses en Suède et en Finlande l'année dernière, mais je suis pressé aussi de me retrouver sur les courses que nous attendent en 2013. L'Espagne, le Portugal, ce ne sera pas tellement une surprise, mais les courses en Grèce vont être nouvelles. J'ai bien aimé rouler en Roumanie, et d'une manière générale j'aime bien découvrir de nouveaux endroits pour courir. L'attente a été longue mais je suis prêt à me lancer dans cette nouvelle saison. J'ai une nouvelle moto et beaucoup de motivation pour bien faire. Je suis vraiment pressé d'y aller
