Leader du Championnat du Monde FIM Moto2, le pilote espagnol Marc Márquez s'est confié à l'écurie Repsol Honda sur les neuf premières courses de la saison.
Nous sommes à la moitié du championnat et vous voilà avec 34 points d'avance. Pouviez-vous en demander plus ?
Non, pas vraiment. La première moitié de la saison s'est très bien déroulée ; sur certains circuits cela était plus difficile pour nous et nous avons souffert quelque peu mais dans l'ensemble je pense que nous avons fait du bon boulot. Les premières courses ont été les plus compliqués parce que je n'avais pas effectué d'essais de pré-saison, mais on a eu de bons résultats. Dans l'ensemble je pense que tout cela est positif. En outre, l'annonce faite au Mugello de mon passage en MotoGP a été une nouvelle fantastique pour tout le monde, un rêve qui va devenir réalité l'année prochaine et pour cela je dois dire merci à M. Nakamoto.
Est-ce que cela vous a ajouté de la pression ?
Non, je crois que je garde la tête sur les épaules et l'esprit au Moto2. Le jeudi au Mugello il y a eu une sorte de boum médiatique avec la presse et pour moi ce fut une journée assez chargée mais au final je suis resté concentré sur mes objectifs en Moto2, qui sont principalement de gagner le titre.
L'année dernière à pareille époque vous étiez dans la position du chasseur. Qu'est-ce qui a changé en un an ?
J'ai pris un peu d'expérience et je connais mieux cette catégorie. À pareille époque l'année dernière ,j'avais déjà mon actif quatre abandons, alors que cette année je n'en ai subi qu'un seul et c'était sur piste mouillée. On doit être satisfaits mais pas baisser la garde. Les autres pilotes sont également très rapides comme nous l'avons vu au Mugello. Lorsque je ne suis pas complètement à l'aise sur la moto je peux rencontrer des ennuis. Mais ce qu'il s'est passé cette année c'est que j'arrive maintenant à ramener, dans ces situations-là, des cinquièmes places au lieu de marquer zéro et ça c'est important pour le championnat.
Quelle sera la clé pour remporter le titre ?
Cela va dépendre de nombreux facteurs : du nombre de courses qui seront effectuées sous la pluie, de nos rivaux, des pistes et des sensations avec la moto… Mais nous devrions être heureux parce que nous avons 34 points d'avance au classement. Ce serait pire si nous étions derrière. Alors nous avons l'avantage est surtout nous sommes prêts à nous battre pour la victoire. Mais on reste les pieds sur terre car on sait que sur huit courses, 34, ce n'est pas grand-chose.
Parmi vos adversaires, qui vous inquiète le plus ?
"Iannone et Espargaro, ce sont les deux plus forts. Iannone est un pilote qui peut être très rapide dans un bon jour alors que Pol (Espargaró) mise davantage sur la constance comme on l'a vu ces dernières courses, il est également constant lors des essais. Luthi est aussi un pilote constant et ce sera dur de me battre contre eux.
Valentino Rossi a déclaré que l'une de vos qualités était d'être en mesure de gagner même si vous n'êtes pas le plus rapide. Est-ce que c'est vrai ?
Oui, c'est quelque chose qui arrive parfois. C'est parfois le cas sur des circuits vous n'êtes pas très à l'aise mais dans ces moments, il faut quand même tout donner et jouer les cartes que vous avez dans votre jeu au bon moment. Il y a des circuits qui sont meilleurs pour moi, où je suis le plus rapide. Mais ailleurs il faut vraiment profiter à 100 % de la situation.
Imaginez maintenant que vous êtes sur la grille de départ à côté de Pedrosa, Lorenzo et Rossi. Quels seront vos sensations ?
"(Sourires) Pas maintenant, mais l'année prochaine. Si tout va bien ce sera la réalité.
