News

Liparoti, "contente d’être arrivée jusqu’ici"


Camelia Liparoti, 16e du classement général en quad fait le point, à mi-Dakar, alors qu’il reste encore 7 jours de course dont une étape marathon (donc sans assistance). "C’est très dur, à la fois physiquement et mentalement… peut-être même trop dur ! Pourtant, je suis bien préparée, mais il aurait fallu que je m’entraîne encore plus dans des conditions de chaleur extrême. Ma journée de repos, je l’ai passée à dormir, car depuis le début du rallye, j’ai aligné les nuits de… deux heures !", avoue Camelia en souriant avant de raconter sa course, qui s’apparente à un enfer : le cagnard, près de 50°C, la déshydratation, les 10 litres d’eau engloutis dans la journée, le besoin de toujours récupérer une bouteille d’eau chaque fois qu’elle croise une voiture de l’organisation, la nuit en plein désert, lors de l’étape marathon, passée sur la piste avec cinq galériens dont Rosa Romero Font, la compagne de Nani Roma. "Nous sommes devenues copines." L'Espagnole a abandonné. Les montées improbables, très techniques, dignes d’un enduro du championnat du monde, à 4 000 mètres, où une fois lancé, il ne faut surtout pas s’arrêter et éviter les motos en perdition, la chute au guidon du Yamaha, avec le genou coincé sous le quad, les ornières tellement profondes, creusées par les camions que le Raptor s’y enfonce complètement obligeant à rouler en hors-piste (d’où la chute…), la vision qui se trouble avec la chaleur et la fatigue, le coup de bambou, obligeant Camelia à se déshabiller complètement et se reposer sous un buisson pour tenter de récupérer et l’organisme qui en prend un sérieux coup… Une liste longue comme un jour sans pain. Camelia se dit soulagée d’être arrivée à Salta tout en avouant être fatiguée. Elle le sait, à la régulière, elle ne pourra se hisser plus haut au classement, -16e, c’est déjà une sacrée performance-, mais le Dakar est une course par élimination où même une "simple" liaison requiert toute l’attention, et il faut tenir pour grappiller des places. Camelia, seule femme en course, redoute, comme tous les autres concurrents, un peu la Bolivie, l’inconnu, car le Dakar y passe pour la première fois, mais ne se départit pas de sa bonne humeur et d’un moral à toute épreuve. Elle carbure au bonheur, celui de chevaucher un quad ! Ce soir, elle se couchera tôt car demain, au départ de Salta, en direction du Nord, ce sont 782 kilomètres dont 409 kilomètres de spéciale, qui attendent les quadeurs. Bonne nuit Camelia.

← Retour à la liste