Décidément la pluie est l’invitée surprise du début de saison sur le MAXXIS FIM WORLD ENDURO CHAMPIONSHIP. À l’occasion de la première journée du GRAND PRIX SURFLEX D’ITALIE disputée ce samedi à Iglesias, les stars de l’enduro mondial ont dû essuyer quelques averses. Avant même qu’il devienne glissant, le terrain sarde ne manquait pourtant pas de piquant, mêlant sol dur et pierres au travers des paysages montagneux dignes de cartes postales. Mais avec des temps de pointage relativement serrés dans les deux longues portions de liaison qui ont rythmé les 3 tours de course, les meilleurs enduristes de la planète n’ont pas franchement eu le temps de regarder le paysage.
Comme au Portugal et en Espagne, les pilotes ont démarré le week-end par le désormais « traditionnel » KTM SUPER TEST du vendredi soir. Grande première, ils se sont affrontés par série de deux dans une stressante course poursuite, sur un terrain typé motocross. L’un des spécialistes des courses en salle s’impose, l’Italien Fabio MOSSINI (ITA-HM) remporte ce prologue. Il est l’homme le plus rapide de la soirée devant Christophe NAMBOTIN (FRA-GAS) et Ivan CERVANTES (ESP-KTM).
Les petites cylindrées de l’ENDURO 1 étaient les plus rapides lors de cette première manche. Et malgré quelques erreurs dans l’Enduro Test, Mika AHOLA (SF-HM) a fait de cette portion chronométrée sa chasse gardée. Sur les cinquante minutes totales de chronos, il s’impose avec 45 secondes d’avance. La deuxième place de l’E1 revient au plus italien des pilotes français, l’officiel Husqvarna Antoine MEO (FRA-HVA). Le meilleur rookie 2008 parvient à dominer un Simone ALBERGONI (ITA-KTM) toujours sensible à la pression lorsqu’il dispute son Grand Prix national.
Chez les ENDURO 2, évidemment la victoire revient à Johnny AUBERT (FRA-KTM), mais le Français a certainement remporté son succès le plus difficile depuis le début de saison. Certes le champion en titre s’impose confortablement avec une avance importante de 1 minute 9 secondes, mais il a gardé un œil sur les chronos des autres catégories et a constaté qu’il concédait du temps dans l’Enduro Test. Cette fameuse « ligne » est justement l’une des portions chronométrées où Bartosz OBLUCKI (POL-HVA) est allé chercher une encourageante deuxième place, en faisant preuve d’étonnantes qualités de sang froid et de maîtrise. L’autre bonne nouvelle est la troisième place de Juha SALMINEN (SF-BMW), qui offre à BMW un premier podium mondial cette saison, à moins de 2 secondes d’Oblucki.
Juha Salminen : « Aujourd’hui c’était très serré. Nous avons fait des progrès pendant la pause de trois semaines, et j’ai aussi amélioré ma manière de piloter. Je commets encore trop d’erreurs mais malgré tout je suis content. »
Chez les ENDURO 3, la série noire continue pour David KNIGHT (GB-BMW). Le pilote de l’Ile de Man sonné dans l’Enduro Test préfère abandonner. Dans des spéciales tantôt sèches, tantôt glissantes, Sébastien GUILLAUME (FRA-HVA) s’est montré le plus fin pilote. Après un début de saison en embuscade derrière Cervantes, l’officiel Husqvarna signe une première victoire en 2009 avec 5.99 sur son premier adversaire.
Sébastien Guillaume : « Je fais une très bonne opération au championnat. J’ai fait ma course sans me soucier des temps, on me les a annoncés à la fin du deuxième tour. On m’a dit que j’étais en tête avec 10 secondes d’avance. Du coup, je me suis mis un peu de pression et je n’ai pas très bien roulé dans les deux dernières spéciales. C’est certain que demain j’adopterai la même tactique. Aujourd’hui il fallait rouler propre pour trouver l’adhérence de la roue arrière, c’est ce que j’ai su faire et ça a payé. De toute façon, avec un Enduro Test long de 11 minutes, on ne peut pas attaquer tout le temps, le physique ne suivrait pas. C’est une spéciale très vicieuse. »
Les pilotes français ont particulièrement apprécié les conditions sardes puisque Christophe NAMBOTIN (FRA-GAS) subtilise la deuxième place de l’E3 à Ivan Cervantes dans le dernier tour de course, pour 4.77 secondes. Chez les Juniors, son compatriote Jérémy JOLY (FRA-HM) s’impose. L’officiel HM HONDA est parvenu à dominer un Oriol MENA (ESP-HSB) que l’on pensait jusque-là imbattable.
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La Sardaigne sous la pluie pour la première journée du GP d'Italie
