En pleine adaptation à une nouvelle catégorie, le champion du monde FIM Moto3 Álex Márquez fait le point après une première demi-saison en Moto2 qui le voit occuper une modeste 18e place après le GP d'Allemagne.
On est à la mi-saison, qu'avez-vous pensé de vos progrès en Moto2 ?
D'abord, cela a été difficile, mais dans l'ensemble ce fut positif. La Moto2 est une nouvelle catégorie pour moi et après être devenu champion du monde Moto3 avec l'équipe Team Estrella Galicia 0,0, nous avons entamé un nouveau voyage en quelque sorte et nous travaillons très dur pour essayer de positiver au maximum les situations difficiles. Il est très important d'avoir de la patience. La Moto2 est une catégorie difficile. Si vous êtes à une seconde du meilleur temps, vous vous retrouvez à la 20e place sur la grille de départ. Dans la catégorie Moto3, cette différence n'était pas si importante parce que vous pouvez remonter en utilisant l'aspiration, mais en Moto2 il est très difficile de regagner des places. Dans cette catégorie, c'est très serré et de petits détails peut vous coûter quelques millièmes et une place dans le groupe de tête.
Quels sont ces petits détails ?
C'est surtout les réglages, par exemple, lorsque nous arrivons sur un nouveau circuit, c'est très utile d'avoir des références. Il vous faut également être maximum de votre pilotage lors de chaque séance d'essais. Une mauvaise séance qualificative vous met au fond de la grille de départ pour la course et même si vous travaillez très dur pendant le warm-up, il va être difficile de remonter. Il faut vraiment commencer à travailler sur le plan mental dès le mercredis lorsque vous arrivez au circuit de manière à être prêt est déjà concentré pour la première séance d'essais libres.
Qu'est-ce qui vous a le plus surpris dans cette nouvelle catégorie ?
J'avais été averti en ce qui concerne la gestion des pneumatiques, je savais qu'elle serait difficile, mais avec ces pneumatiques durs, on peut faire toute la course et même réaliser ses meilleurs temps en fin de course. J'avais également été prévenu sur les problèmes qui peuvent se dérouler dans les premiers tours avec un réservoir plein, mais il faut s'adapter et ce qui est problématique dans un premier temps peut devenir un atout. En revanche, il est d'une multitude de choses que j'ai découvertes et que j'ai trouvées difficile à gérer
Qu'est ce qui était difficile ?
Le plus difficile, ce fut la différence de poids, plus que la différence de puissance, parce qu'avec davantage de poids, il faut anticiper chaque mouvement que vous avez à faire. Par exemple, dans les changements de direction. Avec une Moto3, on pouvait les anticiper 20 m plus loin alors qu'au guidon d'une Moto2, ça ne fonctionnerait pas.
Quel Grand Prix a pour vous été le meilleur souvenir jusqu'ici ?
Au Mugello, c'est assez bien passé, mais je dirais le Grand Prix de Catalogne. Ce fut un week-end où je me suis senti vraiment à l'aise avec la moto et je suis sûr que si nous n'avions pas été touchés pendant la course, nous aurions obtenu un meilleur résultat. Notre rythme était proche de celui des meilleurs.
Quel Grand Prix a pour vous et que le plus dur jusqu'ici ?
Le Grand Prix des Amériques, à Austin, parce que depuis le début de la saison une des choses qui étaient les plus dures pour moi furent les gros freinages et utiliser l'embrayage pour freiner la moto. Entrer en glisse dans les virages, c'est chouette, mais ce n'est pas très efficace. Les pilotes les plus rapides ne mettent pas la moto en travers et la plupart de mes problèmes sont venus de ses entrées de courbes et de ses freinages. Je n'arrivais pas à me positionner correctement en vue de la sortie de la courbe. C'était spectaculaire, mais je perdais du temps. Austin contient des virages avec des freinages très durs, les plus difficiles de la saison. Lorsqu'on est arrivé là-bas, on a vite compris que ce serait difficile. Maintenant, avec quelques ajustements de l'embrayage et du style de pilotage nous somme un peu meilleurs sur ce point.
Qu'est-ce que vous attendez plus en vue de la fin de la saison ?
Bien sûr, je suis pressé de vivre les courses qui sont programmées en Espagne. Au MotorLand Aragon, à Valence il y a une super ambiance et les supporters me motivent toujours énormément. En plus, j'ai toujours été performant là-bas. Il y a aussi Indianapolis, Brno et Silverstone qui sont des circuits qui m'ont bien réussi par le passé. J'aime les circuits qui sont rapides et larges.
