Après une masterclass de deux jours lors de la cinquième édition de la FIM Women’s Speedway Academy (WSA) organisée jeudi et vendredi (2 et 3 juillet), les pilotes féminines les plus rapides de la discipline ont fait étalage de tout leur talent samedi.
Les débats se sont poursuivis à Donji Kraljevec, en Croatie, avec la toute nouvelle FIM Women’s Speedway World Cup (WSWC) et un FIM Women’s Speedway Gold Trophy (WSGT) revisité.
- • Donji Kraljevec accueille avec succès la cinquième édition de la FIM Women’s Speedway Academy
- • Hannah Grunwald remporte la première édition de la FIM Women’s Speedway World Cup
- • Demi Blu Harris au sommet du FIM Women’s Speedway Gold Trophy
Projet conjoint entre la Commission Féminine de la FIM (CFM) et la Commission des Courses sur Piste de la FIM (CCP), bénéficiant du soutien de la FIM, la WSA a été initialement pensée et créée pour promouvoir l’inclusion des genres dans ce sport. Cette dernière édition – organisée pour la deuxième saison consécutive au Stadion Milenium de la municipalité croate – s’inscrit avec succès dans la continuité de cet engagement de longue date.
Organisée pour la première fois en Allemagne en 2022, la WSA s'est ensuite tenue en Grande-Bretagne la saison suivante, à nouveau en Allemagne en 2024 et en Croatie l'an passé. L'édition 2026 de la WSA a rassemblé une promotion internationale de vingt-trois pilotes âgées de onze à vingt-cinq ans, venues d'horizons aussi lointains que l'Australie.
Une formation complète – dispensée aussi bien en salle qu'en piste – couvrant tous les aspects de la discipline, a abordé des sujets variés tels que la technique de pilotage, le sens de la course, la préparation mentale et physique, la nutrition, les relations avec les médias, les réglages de la machine et la création de contenus pour les réseaux sociaux. Un enseignement spécialisé, dispensé en groupe ou de manière individualisée, a été assuré par le directeur du FIM Speedway Grand Prix (SGP) Phil Morris, le directeur de course du FIM Long Track Glen Phillips, le directeur de la CCP et multiple champion national italien Armando Castagna, ainsi que l'ancien pilote de SGP et double champion d’Europe Matej Zagar.
Une fois les leçons assimilées et les compétences aiguisées, l’attention s’est portée sur la compétition avec la nouvelle WSWC, réservée aux pilotes de seize ans et plus sur des machines de 500cc, et le WSGT remanié qui, cette année, était ouvert aux concurrentes âgées de treize à seize ans sur des machines de 250cc.
Attirant un plateau international composé des plus grands noms du Speedway féminin, la compétition comptait parmi ses participantes les anciennes lauréates du WSGT Hannah Grunwald et Celina Liebmann (Allemagne), ainsi que la Danoise Louise Funch-Larsen, la Slovaque Anna Hajkova et l’Australienne Tayla Street, qui avaient toutes terminé dans le top 6 en 2025. L'action en piste a d'ailleurs largement confirmé la hiérarchie de la saison passée.
Par une après-midi chaude et ensoleillée, après la victoire de Street sur Funch-Larsen lors de la manche d’ouverture, la bataille des championnes a débuté. Liebmann a frappé la première en devançant la championne en titre du WSGT, Grunwald, et Hajkova, avant que l'étoile montante polonaise Martyna Mroz ne s'impose devant l’Allemande Alina Zimmermann pour clore la première série de courses.
Des victoires pour Liebmann, Hajkova et Grunwald ont suivi dans la deuxième série, ce qui a permis à Liebmann de s'emparer seule de la tête. Un avantage qu'elle a conservé dans la troisième série en battant Funch-Larsen, malgré les autres succès de Hajkova et de Grunwald, cette dernière signant une victoire importante devant Street.
La quatrième série a débuté par les victoires de Hajkova et de Street pour rester dans le coup, avant que la douzième et dernière manche ne se présente derrière la grille de départ. Liebmann – qui comptait un point d’avance sur Grunwald – cherchera alors à réaliser le sans-faute pour aborder la finale en position de leader.
Cependant, Grunwald n'avait visiblement pas lu le scénario et sa troisième victoire – synonyme de première défaite pour Liebmann – au cours du programme lui a permis de revenir à égalité avec sa compatriote. Le duo a été rejoint en finale par Hajkova et Street, tandis que Funch-Larsen manquait de peu la qualification malgré une prestation régulière marquée par quatre deuxièmes places.
Les deux pilotes allemandes abordant la finale avec chacune une victoire l'une sur l'autre, Grunwald a su saisir l’opportunité pour s’emparer de ce premier titre historique, Liebmann terminant deuxième devant Hajkova et Street.
Disputé en parallèle de la WSWC, le WSGT a été dominé de la tête et des épaules par la Britannique Demi Blu Harris, auteur d’un parcours sans faute avec quatre victoires consécutives pour s'offrir le titre avec le score maximum.
Malgré la résistance farouche et courageuse d'autres membres de la WSA, à savoir l'Australienne Ruby Chapman, l'Allemande Lenja Tebbe et la Suédoise Indra Holmsten-Bister, Harris s'est avérée tout simplement impossible à rattraper. Chapman a dû se contenter de la deuxième place, tandis que Tebbe complétait le podium.





