Alex Marquez se donne pour but de terminer dans les 10 premiers du Championnat du Monde FIM Moto3 dont il occupe actuellement la 5e place. Pour cela, il profite de s'entraîner avec son frère Marc, qui joue les premiers rôles en MotoGP.
Vous occupez la cinquième place, est-ce que vous vous attendiez à cela après huit courses ?
Non, je ne m'attendais pas à être aussi proche des meilleurs. Mon but cette saison c'est de terminer dans les 10 premiers et nous avons été en mesure de nous battre pour les meilleures places malgré les résultats à Austin et à Jerez. La vérité c'est que nous manquons encore un peu de finition sur les courses, mais nous pouvons être très heureux de cette première année. J'ai appris énormément en courant contre certains de mes adversaires. Mais maintenant, je ne peux pas me relâcher. Il faut que j'aborde la fin de la saison avec le même mental.
Vous êtes l'un des nouveaux venus dans cette catégorie. Quel pilote vous a le plus surpris en piste ?
J'ai été surpris par Livio Loi parce que c'est sa première année et qu'il réalise vraiment de bonnes choses. Il n'est pas très grand et il doit utiliser du lest. Cela me rappelle mon frère lorsqu'il courait dans le championnat d'Espagne. Pas très grand mais on voit en piste qu'il a beaucoup de talent.
Le passage en championnat du monde offre davantage de reconnaissance. Est-ce que c'est quelque chose que vous avez remarqué ?
Les gens vous connaissaient mieux, mais c'était déjà le cas lorsque je pilotais en championnat d'Espagne. En dehors des circuits, il vous faut apprendre comment considérer certaines choses pour garder les pieds sur terre et ne pas attraper la grosse tête. En championnat du monde, des gens vous demandent des photos, des interviews et petit à petit vous vous y habituez. Mais c'est vraiment sur la piste que le travail commence. Le défi, c'est de se concentrer pour gagner. Votre rêve et votre but c'est de gagner dans le futur et vous savez qu'il y a beaucoup de travail pour y parvenir.
Comment est la vie d'un jeune garçon de 17 ans dans le paddock ?
Vous ne pouvez pas vraiment avoir des amis. Lorsqu'ils vont faire la fête, vous vous entraînez. Mais ce n'est pas quelque chose qui me dérange. C'est quelque chose que j'aime faire. Je sais que j'ai une responsabilité, celle de m'entraîner chaque jour je dois me préparer. Et c'est quelque chose qui ne me rebute pas.
Que représente votre frère pour vous ?
C'est le pilote que je regarde le plus en piste. Et si ce n'était pas mon frère, il en serait de même. Nos styles de pilotage sont très similaires. Nous utilisons beaucoup notre corps et nos coudes C'est quelque chose qu'il m'a appris. En dehors de la piste, c'est quelqu'un qui m'aide énormément. Nous discutons, nous nous entraînons ensemble. La vérité c'est qu'avoir un frère en MotoGP qui a déjà effectué cinq ou six ans en championnat du monde et qui connaît très bien les circuits, c'est une aide énorme.
Qu'est-ce que cela fait de s'entraîner avec ce pilote qui est double champion du monde ?
Pour moi, c'est une motivation du plus parce que lorsque vous le battez, c'est d'autant plus satisfaisant. Parfois j'y arrive, parfois c'est difficile. Dans tous les cas j'essaye de me rapprocher le plus de lui et de lui rendre la partie difficile mais il finit toujours par trouver quelque chose qui vient de je ne sais où. Je le regarde toujours lorsque nous entraînons. S'entraîner avec quelqu'un de plus fort, ça vous rend plus fort. Et j'ai envie de progresser il est très fort en cyclisme mais nous avons une différence d'âge qui est importante mais j'essaie de m'accrocher. Dans trois ans on en reparlera.
Sur votre casque il y a un cow-boy sur une moto. Qu'est-ce que cela signifie ?
C'est parce qu'un jour en Amérique du Nord j'ai essayé un revolver. Et je me suis trouvé pas mal. Alors ils m'ont appelé Pistol Marquez et c'est resté. C'est la raison pour laquelle j'utilise ce personnage.
News
Alex Marquez : "Marc, une motivation de plus"
